NouvellesOctobre 2018

Diagnostic à l’HGJ d’un cas rare de maladie de Lyme chez une femme qui n’a pas quitté Montréal

Erica Feininger a apprêté un gâteau garni d’une tique en pâte d’amande pour remercier le Dr Marty Teltscher, de l’HGJ, d’avoir soigné la maladie de Lyme dont elle était atteinte.

Un médecin de la Clinique des maladies infectieuses à l’HGJ a diagnostiqué un cas rare de maladie de Lyme chez une personne qui n’avait pas quitté l’Île de Montréal depuis trois mois.

La tique aux pattes noires, qui transmet la maladie dans le Sud-Est et le Centre-Sud du Canada, se trouve habituellement dans les régions rurales ou les régions forestières plutôt que dans les villes. Dans certains cas, peu fréquents, si elle n’est pas soignée, la maladie de Lyme peut être fatale.

En juin, Erica Feininger, une résidente de Verdun, pour qui le diagnostic de la maladie de Lyme a été établi à l’HGJ, a remarqué une petite bosse rouge sur sa hanche. 24 heures plus tard, un cercle rouge, approximativement de la taille d’une main, était visible au même endroit. « Je me souviens d’avoir pensé ‘C’est un peu bizarre’ », dit Mme Feininger.

Bien que son médecin l’ait immédiatement recommandé à la Clinique des maladies infectieuses, Mme Feininger n’y est pas allée immédiatement puisqu’elle ne ressentait aucun autre symptôme. Toutefois, au cours des jours suivants, elle a commencé à avoir des maux de tête lancinants et des douleurs tenaces dans le cou.

« Comme je masquais les symptômes avec de l’Advil et en mettant de la glace sur mon cou, je ne réalisais pas combien j’étais malade », dit-elle. Mais, à la fin de la semaine, le côté droit de son visage, ses lèvres et sa langue étaient complètement engourdis. Elle a appris par la suite qu’elle avait une méningite.

Dès le lendemain, Madame Feininger s’est rendue à la Clinique des maladies infectieuses, où des tests ont été effectués dans les deux heures suivant son arrivée. Plusieurs membres de l’équipe l’ont examinée, y compris le Dr Marty Teltscher, le directeur de la Clinique sans rendez-vous, qui a établi le diagnostic. Ce matin-là, elle a reçu la première des nombreuses doses d’antibiotiques qu’elle recevrait pendant un mois par voie intraveineuse.

Le Dr Teltscher explique que la maladie de Lyme « doit être parmi les premières possibilités quand un médecin établit un diagnostic différentiel pour un patient présentant une éruption cutanée et un syndrome neurologique, comme ceux de Madame Feininger au moment de l’année où elle est venue nous consulter, et en raison de la manière dont les populations de tiques élargissent leur territoire ».

Nous ne savons toujours pas, et nous ne saurons probablement jamais, où et comment elle a contracté cette maladie, dit le Dr Teltscher. « Elle ne s’est pas déplacée à l’extérieur de Montréal récemment, et nous n’avons aucune raison de croire que la tique soit venue d’ailleurs ».

« Je suis la preuve que la maladie de Lyme peut être contractée dans la ville », dit Mme Feininger. « Je sais que je suis un cas rare, et je ne veux certainement pas causer de panique, mais je crois que les gens devraient être avisés de ce risque ».

Heureusement la morsure sur la hanche de Mme Feininger a disparu dans les cinq jours suivant le début du traitement. Les effets secondaires comprennent une légère perte de vision et une sensibilité accrue à la lumière, mais Madame Feininger dit que dans l’ensemble elle se sent très bien. « Je n’ai pas de mots pour remercier suffisamment le Dr Teltscher de m’avoir sauvé la vie », dit-elle.

Vous trouverez de l’information du gouvernement du Canada sur les manières de se protéger sur la page de la maladie de Lyme.

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