La recherche à l'Institut Lady DavisPrintemps 2015

Les bienfaits à long terme
des régimes populaires restent à déterminer

Àcourt terme, les régimes populaires proposés dans le commerce peuvent probablement aider à perdre du poids — mais ne pas reprendre les kilos perdus est une autre histoire. Selon une recherche dirigée par le Dr Mark Eisenberg, cardiologue à l’HGJ et épidémiologiste à l’Institut Lady Davis de l’HGJ, on ne sait pas avec certitude si les personnes maintiennent leur poids après la première année, et si ces régimes ont une incidence positive sur la santé cardiaque.

Près de 70 % des adultes en Amérique souffrent d’embonpoint ou d’obésité et, par conséquent, présentent davantage de risques de problèmes de santé comme les maladies du cœur, l’accident vasculaire cérébral, l’hypertension artérielle et le diabète. L’efficacité des régimes est donc devenue une préoccupation majeure pour la santé publique.

« Malgré leur popularité et les importantes contributions à l’industrie de la minceur, évaluées à plusieurs millions de dollars, nous disposons de très peu de preuves permettant d’établir les effets bénéfiques de ces régimes à long terme », indique le Dr Eisenberg.

Après l’analyse de plusieurs essais cliniques sur quatre programmes de régimes populaires — Atkins, South Beach, Weight Watchers et Zone — qui prétendent faire maigrir et améliorer la santé cardiovasculaire, les chercheurs sont parvenus aux conclusions suivantes :

  • Dans les études comparant Weight Watchers aux méthodes habituelles (incluant les régimes à faible teneur en matières grasses, le comportement visant la perte de poids, les conseils en nutrition et le matériel d’initiative personnelle), les adeptes du régime Weight Watchers avaient perdu en moyenne 7,7 à 13,2 livres après un an, comparé à 1,8 à 11,9 livres chez les personnes du groupe utilisant les méthodes habituelles. Toutefois, après deux ans, le poids perdu avait été en partie repris.
  • Les résultats des études sur le régime Atkins étaient contradictoires. Dans la seule étude comparant le régime South Beach aux méthodes habituelles, aucune différence de perte de poids n’a été observée entre ces deux groupes au cours de l’année. Mais les participants à cette étude souffraient d’obésité morbide et avaient subi une chirurgie de pontage gastrique.
  • Les comparaisons directes entre Atkins, Weight Watchers, Zone et les méthodes habituelles indiquent que les quatre régimes ont pour résultats une faible perte de poids sur un an; il en est de même pour les sujets du groupe témoin utilisant les méthodes habituelles.
  • Dans les comparaisons directes, on n’a observé aucune différence importante entre les régimes Atkins, Weight Watchers et Zone en ce concerne la diminution du taux de cholestérol, de la tension artérielle, du taux de sucre dans le sang ou d’autres facteurs de risque cardiovasculaire.

« Une intervention plus globale sur le style de vie, faisant appel aux médecins et à d’autres professionnels de la santé, pourrait s’avérer plus efficace, ajoute le Dr Eisenberg. Ces données indiquent aux médecins que les régimes populaires, à eux seuls, ne suffisent probablement pas à aider leurs patients à perdre du poids. »

Previous article

Le Club 70 et + soutient les patients
et les survivants âgés atteints de cancer

Next article

Des partenariats soutiennent le pouvoir anticancéreux de l’analyse protéomique

No Comment

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *