AuxiliairesSeptembre 2015

Les nouvelles coprésidentes misent sur leur solide amitié

Rien de plus normal si un esprit de camaraderie semble régner entre Reisa Lerner et Beatrice Lewis, et qu’elles plaisantent comme deux jeunes filles : les nouvelles coprésidentes des Auxiliaires de l’HGJ  sont d’excellentes amies depuis l’adolescence.

« Reisa avait 13 ans et j’en avais 14, raconte Beatrice. Et même si nous n’étions pas dans la même classe à l’école de NDG, nous sommes devenues très intimes. »

Resisa précise : « En plus d’adorer la lecture et les arts, nous avons été enseignantes toutes les deux. Il nous est donc tout à fait naturel d’échanger des idées et de tenir compte de nos opinions respectives. »

« Rien ne remplace les vieux amis, ajoute Beatrice, et la valeur d’une telle amitié ne cesse de s’intensifier avec l’âge. »

Les AuxiliairesMais ce n’est pas tout. Leur cheminement de vie a été sensiblement le même. Après l’obtention de leur diplôme universitaire (Reisa à Sir George Williams et Beatrice à McGill), elles sont demeurées en contact tout en poursuivant leur carrière d’enseignantes au niveau élémentaire — « On s’envoyait la main quand on se croisait dans la rue en allant au travail », enchaîne Reisa — puis elles ont pris une pause pour élever leur famille.

De retour au travail, Reisa enseigne l’anglais comme langue seconde et ouvre une école de langue agréée par Québec pour les avocats et d’autres clients du milieu des affaires. De son côté, Beatrice, donne des cours d’alphabétisation aux adultes, puis passe 28 ans à l’École Saint-George de Montréal à Westmount, dont 18 ans à titre de directrice.

Pure coïncidence, encore une fois, les deux amies prennent leur retraite en 2007. Elles deviennent alors de plus en plus actives au sein des Auxiliaires, où elles ont commencé à s’impliquer plusieurs années auparavant. En raison de leurs intérêts communs, Beatrice et Reisa contribuent étroitement à faire connaître le Lunch-conférence des Snowbirds (oiseaux migratoires), dont la tenue a lieu en hiver. La plus récente édition a attiré 125 personnes en Floride au domicile de l’une des anciennes présidentes des Auxiliaires, Sheilah Greenberg.

Ensemble, elles ont également collaboré à transformer la série Menus pour l’esprit — chaque événement comprenant une conférence et un film intellectuellement stimulants ainsi qu’un repas léger — pour en faire l’un des programmes les plus populaires des Auxiliaires.

Alors qu’elles entament un mandat de deux ans, les coprésidentes se retrouvent à la tête d’un organisme très dynamique qui compte près de 2 000 membres bénévoles. Lors de l’assemblée annuelle en mai dernier, leurs prédécesseures, Linny Blauer et Phyllis Karper annonçaient en quittant leurs fonctions que, depuis 2013, les programmes-bénéfice des Auxiliaires ont alloué environ 2 M$ à différents services de l’HGJ — Chirurgie, Soins infirmiers, Psychiatrie, Médecine pulmonaire, Cardiologie et Soins intensifs de néonatologie.

Le regard tourné vers l’avenir, Beatrice espère que leur leadership permettra à une jeune génération de nouveaux membres de ressentir la même ambiance chaleureuse et aimante qu’elle a toujours connu chez les Auxiliaires. Parlant d’initiatives-bénéfice susceptibles de plaire aux jeunes participants, Reisa donne l’exemple de la campagne des Petits miracles (pour aider les prématurés) et de l’événement de conditionnement physique Corps et Âme.

« Partout à l’intérieur de l’Hôpital, ou même à l’extérieur, quand vous dites aux gens que vous êtes une auxiliaire de l’HGJ, ils sont vraiment impressionnés, affirme Beatrice. Les fonds amassés au profit d’un si grand nombre de services ont donné aux Auxiliaires une très grande visibilité et ont suscité beaucoup de respect. »

Toutefois pour Reisa, la seule ombre au tableau est de réaliser que l’avenir économique s’annonce encore difficile. « Mais cela rend notre travail plus complexe et plus stimulant. C’est précisément lorsque les budgets sont limités que les contributions des Auxiliaires à l’Hôpital sont si appréciées ».

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