Février 2018Nouvelles

Les travaux de démolition les plus ardus de l’histoire de l’HGJ avant l’aménagement de la nouvelle Unité psychiatrique

Un membre de l’équipe de démolition ramasse un morceau de conduit du plancher du pavillon B, où la nouvelle Unité hospitalière de soins psychiatriques sera construite.

Un membre de l’équipe de démolition ramasse un morceau de conduit du plancher du pavillon B, où la nouvelle Unité hospitalière de soins psychiatriques sera construite.

Le projet de démolition le plus compliqué de l’histoire de l’HGJ, et l’un des plus vastes, est terminé au pavillon B. Plus tard cette année, les travaux commenceront pour aménager la nouvelle Unité hospitalière de soins psychiatriques qui doublera pratiquement l’espace réservé aux chambres des patients et aux salles de soins.

Il y a peut-être eu un ou deux projets qui visaient des espaces plus vastes, dit Georges Bendavid, le directeur des Services techniques du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal. Toutefois, les travaux en cours sont considérablement plus complexes en raison des nombreux tuyaux d’eau, conduits d’oxygène, gaines de ventilation et des différentes exigences structurales inhérentes aux anciennes des salles d’opération qui étaient situées dans cet espace de 28 000 pieds carrés.

La construction du pavillon B a pris fin en 1933, et les premiers patients y ont été accueillis en 1934, quand l’HGJ a ouvert ses portes. Par la suite, le pavillon B a été agrandi, en 1958 et en 1965. « C’est la raison pour laquelle quand vous traversez ce chantier, vous traversez littéralement l’histoire de cet Hôpital, le cœur de cet Hôpital », ajoute M. Bendavid.

Ces travaux d’agrandissement ont toutefois compliqué considérablement les choses en 2017, explique la gestionnaire de projets, Julianne Desforges. En effet, quand les plans de démolition ont été établis, nous ne savions pas si les anciens plans de l’édifice des années 1930, 1950 et 1960 indiquaient bien l’emplacement exact de chaque conduit d’eau, d’oxygène et de câblage électrique. « Nous avons dû procéder avec la plus grande prudence pour nous assurer de ne pas couper accidentellement un conduit ou un câble qui n’était pas indiqué sur les plans », dit-elle.

Les travaux de démolition se poursuivent au troisième étage du pavillon B. Les tuiles turquoise, à l’arrière-plan, qui recouvraient les murs des anciennes salles d’opération de l’Hôpital seront retirées prochainement.

Les travaux de démolition se poursuivent au troisième étage du pavillon B. Les tuiles turquoise, à l’arrière-plan, qui recouvraient les murs des anciennes salles d’opération de l’Hôpital seront retirées prochainement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces éléments inconnus, ainsi que le processus de retrait méthodique de l’amiante installé il y a des dizaines d’années (un processus qui a duré trois mois), et l’obligation de maintenir le niveau de bruit au minimum, a prolongé les travaux de la fin août 2017 à la fin du mois de janvier 2018.

La démolition était la première étape de ce qui sera à la fin du projet une transformation de 13 millions de dollars du troisième étage, financée partiellement par les cinq millions de dollars provenant de la Fondation de l’HGJ (voir l’article encadré), et les fonds substantiels octroyés par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Si la Fondation est en mesure de recueillir les fonds conformément aux prévisions, le nouvel espace devrait être prêt à recevoir des patients l’année prochaine.

Appui du public requis de toute urgence pour la nouvelle Unité de soins psychiatriques

Il est tellement important de doter l’Hôpital d’une nouvelle Unité de psychiatrie que l’aménagement des lieux va déjà bon train, même si la Fondation de l’HGJ est encore à court de près de trois millions de dollars des cinq millions devant provenir des dons du public.

Quand la nouvelle Unité sera inaugurée (prévue pour 2019), les salles de soins au troisième étage du pavillon B seront plus claires, plus spacieuses et plus propices à la guérison des patients de l’Unité hospitalière de soins psychiatriques. Une attention particulière sera également accordée non seulement à la sécurité des patients, mais aussi à celle du personnel soignant.

Larry Sidel, vice-président principal et chef du Développement à la Fondation, dit que des fonds considérables sont requis, non seulement pour la construction de la nouvelle Unité (28 000 pieds carrés), mais aussi parce que les meubles et les accessoires, des poignées de porte aux charnières, en passant par les éviers et le revêtement résistant aux égratignures des murs, coûtent plus parce qu’ils sont conçus pour être sécuritaires pour les patients d’une Unité psychiatriques.

Depuis 2015, la fondation a recueilli des sommes considérables par le biais de l’événement annuel de conditionnement physique Corps et âme. Un nouveau projet de financement, l’exposition d’art Paix d’esprit, sera lancé cette année.

Toutefois, selon M. Sidel, l’appui du public est encore requis de toute urgence. L’information sur les travaux de rénovation de l’Unité hospitalière de soins psychiatriques est disponible, et les dons en ligne sont acceptés avec gratitude.

« C’est en préparant les travaux de démolition que nous avons découvert à quel point les salles d’opération étaient bien équipées », dit M. Bendavid, en parlant des cinq réseaux de gaz médicaux, des sept réseaux de conduits d’eau (chaude, froide, glacée, recyclée, etc.), des trois circuits électriques et d’une gamme complexe de gaines de ventilation qui serpentaient jusqu’au sixième étage.

Des travailleurs inspectent le câblage électrique et les conduits du plafond pendant les travaux de démolition, au troisième étage du pavillon B.

Des travailleurs inspectent le câblage électrique et les conduits du plafond pendant les travaux de démolition, au troisième étage du pavillon B.

C’est la raison pour laquelle, explique Madame Desforges, les services techniques ont dû collaborer étroitement avec les Services des soins infirmiers, de la maintenance et d’inhalothérapie pour étudier soigneusement les anciens plans. Il a aussi fallu nous assurer que l’interruption de l’approvisionnement en eau et en électricité au troisième étage aurait seulement une incidence minimale sur les activités des autres étages du pavillon B.

Maintenir le niveau de bruit au minimum a été particulièrement difficile, puisqu’il y a une différence considérable entre un hôpital et un immeuble de bureaux où les travaux perturbateurs peuvent être exécutés dès le début de la soirée et se poursuivre jusqu’au petit matin. Ici, une grande partie du pavillon B est occupé 24 heures sur 24. Par exemple, l’espace situé au-dessus de l’endroit où les travaux ont été effectués abrite l’unité de soins psychiatriques et la Division de soins palliatifs.

De plus, nous devions enlever énormément de terrazzo et de tuiles en céramique, des matériaux dont la démolition génère considérablement plus de bruit que la destruction de murs en placoplâtre.

Les travaux de démolition se poursuivent au troisième étage du pavillon B, où la nouvelle Unité hospitalière de soins psychiatriques sera située.

Les travaux de démolition se poursuivent au troisième étage du pavillon B, où la nouvelle Unité hospitalière de soins psychiatriques sera située.

La solution, dit Madame Desforges, a été de commencer les travaux seulement après 8 h, ce qui est rarissime au sein d’une industrie où la journée de travail commence habituellement à 6 h. Pour les travaux de démolition les plus bruyants, les ouvriers respectaient un horaire de 30 minutes de bruit, suivis d’une heure de nettoyage relativement silencieux. M. Bendavid ajoute que dans certains cas, les murs étaient tout d’abord sciés et fragilisés afin de réduire la durée des travaux de démolition bruyants.

Pendant ce processus, nous avons également consulté un ingénieur structural. En effet, la conception originale du troisième étage comportait peu de fenêtres, inutiles dans les salles d’opération, mais indispensables pour laisser pénétrer la lumière naturelle qui est tellement importante pour les patients. Par conséquent, explique Madame Desforges, nous avons demandé une inspection pour nous assurer que le pavillon maintiendra sa stabilité structurale quand de larges ouvertures seront effectuées dans les murs du troisième étage pour placer des fenêtres.

« Évidemment, ce projet a présenté des défis importants », ajoute M. Bendavid, « mais il est très satisfaisant de savoir que grâce à notre travail acharné, au savoir-faire de notre équipe et à la collaboration d’autres équipes de l’hôpital il y aura bientôt un endroit qui appuiera le rétablissement des patients de l’Unité de psychiatrie ».

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