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L’HGJ aide les fumeurs du Québec et du Canada à « écraser »

Plusieurs organismes du Québec et du Canada, qui s’intéressent de plus en plus à l’élaboration de campagnes visant à aider les fumeurs à renoncer à cette habitude, prennent exemple sur le Programme de cessation du tabagisme de l’HGJ, que son fondateur décrit comme étant « l’étalon or ».

Les ateliers et les programmes dynamiques, élaborés l’année dernière et de nouveau cette année, pour l’Association pulmonaire du Québec, ainsi que pour Kahnawake, le Bas-Saint-Laurent et même la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique, sont fondés sur l’expérience et le savoir-faire solides acquis au cours des 14 dernières années.

« C’est le concept d’appui mutuel qui rend ce programme tellement performant », dit le Dr Michael Dworkind, le fondateur du Programme, en parlant des séances en groupe qui sont au cœur du programme. Le Conseiller agréé en sevrage du tabac, Joseph Erban, ajoute que quand un fumeur se joint au groupe, « il reçoit non seulement l’appui et les encouragements des autres membres du groupe, mais aussi l’information, les ordonnances et le suivi requis ».

« Nous restons également en contact avec nos patients. Je fais moi-même les appels téléphoniques de suivi, et si une personne a rechuté, nous tentons de lui faire réintégrer le Programme ».

« Dans son ensemble, le programme n’est pas orienté vers la dépendance, mais plutôt vers le sevrage de la dépendance. »

Le Dr Dworkind, qui est membre du personnel du Centre de médecine familiale Goldman Herzl, note que l’appui du groupe est parachevé par l’attention cruciale qui est portée à chaque personne. « Joseph connaît chacun de ses patients et, sans passer de jugement, il les aide à comprendre que fumer est une mauvaise habitude, terriblement contraignante.

« Dans son ensemble, le programme n’est pas orienté vers la dépendance, mais plutôt vers le sevrage de la dépendance. C’est cette combinaison d’éléments qui rend le Programme tellement efficace. »

Notre programme est utilisé ou a été utilisé à :

  • Kahnawake, où M. Erban animera le premier Programme de cessation du tabagisme en février. Il note que le taux de tabagisme dans les réserves des Premières nations atteint environ 60 pour cent, soit approximativement trois fois plus que le taux de l’ensemble de la société canadienne. « C’est la raison pour laquelle j’espère que le bouche-à-oreille mènera à d’autres de séances.
  • le bas Saint-Laurent, où le département de Santé publique a demandé à M. Erban de présenter un webinaire de 90 minutes aux conseillers du département. La séance du mois de mars portera sur les plus récents développements en matière de cessation de fumer parmi les jeunes et les jeunes adultes, ainsi que sur la co dépendance entre le tabac et la marijuana.
  • les autorités de la vallée du Fraser, qui utilisent le manuel en ligne Be Smoke Free, rédigé par M. Erban. Selon le Dr Dworkind, « il s’agit d’un élément intégral du modèle que nous avons développé au cours des années, qui fait de nous l’étalon or ».
  • l’Association pulmonaire du Québec, où M. Erban a animé un atelier à l’automne dernier pour cinq jeunes conseillers. Il dit que l’Association lance un nouveau Programme de cessation du tabagisme, qui comprendra des séances en groupe.

À l’HGJ, le Dr Dworkind et M. Erban espèrent également collaborer avec le Service de psychiatrie pour implanter des séances de cessation du tabagisme à l’intention des personnes ayant des problèmes psychiatriques, parmi lesquels le taux de tabagisme atteint 40 pour cent.

Le Dr Dworkind reconnaît que les personnes confrontées à des difficultés psychiatriques utilisent souvent le tabagisme comme une « stratégie d’adaptation pour réduire leur niveau d’anxiété, les aider à se détendre et s’occuper, malgré l’incidence sur leur santé ».

Devant le nombre d’organismes qui s’intéressent au programme, M. Erban dit qu’il est gratifiant de constater que l’HGJ est considéré comme un chef de file. « Rien n’indique que cette épidémie sera bientôt enrayée, par conséquent, chaque petite mesure peut faire une énorme différence ».

« C’est à la fois emballant et enrichissant de voir que d’autres reconnaissent le travail que nous accomplissons, et c’est ce qui motive nos efforts pour l’adapter à différents environnements », ajoute le Dr Dworkind. « Nous sentons que nous accomplissons quelque chose de vraiment important ».

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