Décembre 2018Nouvelles

Nouvelle génération de médicaments considérés comme un facteur clé d’une longévité accrue

Le Dr Nir Barzilai prononce une allocution lors de la Conférence Goldie Raymer Memorial, dans l’amphithéâtre Block.

Longévité accrue probable si les médicaments retardent le début de la maladie, selon un spécialiste des États-Unis

Parmi les personnes qui vivent plus de 100 ans, plusieurs n’ont pas contracté de maladie grave au cours de leur vie, ou ils ont souffert d’une forme beaucoup plus bénigne de ces maladies, explique un spécialiste international sur le vieillissement à son auditoire, à l’HGJ.

En effet, selon le Dr Nir Barzilai, plusieurs de ces centenaires semblent avoir des défenses génétiques ou d’autres formes de défenses physiologiques innées qui, si elles sont analysées et reproduites sous forme de médicaments, pourraient potentiellement accroître la durée de la vie, ou ce que le Dr Barzilai appelle la « durée de santé », de la population en général.

Les recherches du Dr Barzilai, et les essais cliniques qui seront lancés prochainement, étaient l’objet de la Conférence Goldie Raymer Memorial annuelle, qui a eu lieu le 22 octobre à l’amphithéâtre Block, organisée par la Division de médecine gériatrique de l’HGJ.

Cette série de Conférences a été établie par Susan Raymer, à la mémoire de sa mère, Goldie, décédée en 2012, à l’âge de 97 ans. Les Conférences annuelles visent à accroître la sensibilisation au sujet des besoins des personnes âgées pour les aider à prévenir la maladie et leur donner une meilleure qualité de vie pendant leurs dernières années.

Le Dr Barzilai, qui est le directeur de l’Institute for Aging Research au Albert Einstein College of Medicine, à New York, explique que son équipe et lui concentrent leurs recherches sur la metformine, un médicament dont la capacité de retarder le vieillissement a été démontrée chez les vers, les souris et les rats, et qui fera maintenant l’objet d’essais cliniques auprès des humains.

La metformine présente plusieurs avantages, y compris son coût modique, sa disponibilité et le fait que la sécurité de ce médicament a été démontrée depuis plus de 60 ans dans le traitement du diabète.

« Maintenant, il y a des sociétés pharmaceutiques, des sociétés de capital-risque et des entreprises biotechnologiques qui nous préparent pour la prochaine attaque sur le vieillissement. Je vous confirme que nous aurons de l’aide sous peu! »

Si la metformine produit les résultats espérés, ce médicament pourrait être prescrit sans délai, puisqu’il est déjà approuvé et utilisé couramment, explique le Dr Barzilai, qui est également professeur de médecine (endocrinologie) et professeur de génétique. Bien que ce médicament ne soit pas un élixir de jouvence, il pourrait être bénéfique pour aider à prévenir des maladies comme cela se produit naturellement chez les centenaires.

Les essais cliniques seront effectués dans 14 centres aux États-Unis, et environ 3 000 personnes, âgées de 65 à 80 ans, y participeront. Le Dr Barzilai dit qu’il espère recevoir les fonds nécessaires pour effectuer une étude d’une durée de six ans, mais si la metformine donne le rendement espéré, les résultats pourraient être présentés d’ici quatre ans.

Il a également souligné que même si la metformine démontre son efficacité pour retarder le vieillissement, ce médicament, ou tout autre approuvé pour une raison semblable, ne saurait remplacer des choix de vie sains, comme l’exercice, une alimentation équilibrée et le non-tabagisme.

En réponse aux questions des membres de l’auditoire, le Dr Barzilai a précisé que :

  • le vieillissement est lié à la diminution du nombre d’hormones de croissance. Plus de la moitié des centenaires présentent un état physiologique qui entraîne la production d’un niveau plus faible d’hormones de croissance;
  • en moyenne, les femmes vivent plus vieilles que les hommes, mais aucune preuve solide ne peut expliquer ce phénomène;
  • moins manger pourrait contribuer à la longévité. Toutefois, plutôt que de moins manger à chaque repas, des jeûnes intermittents une ou deux fois par semaine seraient probablement mieux, c’est-à-dire cesser de manger après le souper et ne rien manger jusqu’au souper (ou tout au moins jusqu’au dîner) le lendemain.

« Quand j’ai commencé à pratiquer, il n’y avait aucun espoir », dit le Dr Barzilai. « Nous pensions que le vieillissement était le cours normal des choses et qu’il n’y avait rien à faire. »

« Mais, maintenant, il y a des sociétés pharmaceutiques, des sociétés de capital-risque et des entreprises biotechnologiques qui nous préparent pour la prochaine attaque sur le vieillissement. Je vous confirme que nous aurons de l’aide sous peu! »

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