La recherche à l'Institut Lady DavisMars 2018

Percée importante dans le traitement de l’ostéoporose

Une étude clinique, effectuée en partie à l’HGJ, a permis de constater une réduction considérable du risque de fracture osseuse parmi les femmes post-ménopausées atteintes d’ostéoporose grave. Dans le cadre de cette étude, deux médicaments ont été administrés l’un à la suite de l’autre, le premier pour favoriser la formation d’os et le deuxième pour maintenir la densité osseuse.

Les patientes soignées par le Dr Andrew Karaplis, de l’Institut Lady Davis (ILD), ont participé à cette étude multicentrique dont les résultats ont été publiés dans le prestigieux New England Journal of Medicine.

« Maintenir une densité osseuse stable ne suffit pas quand les patientes sont déjà atteintes d’ostéoporose et que leurs os sont trop fragiles pour résister à une fracture », de dire le Dr Karaplis, qui mène des recherches sur les maladies métaboliques des os à l’ILD et soigne des patientes atteintes d’ostéoporose à l’HJG. « Nous anticipions moins de fractures si nous arrivions d’abord à accroître la densité osseuse des patients, et sommes en mesure de la maintenir avec un traitement adéquat ».

L’ostéoporose est une maladie grave qui touche les femmes et les hommes, mais les femmes post-ménopausées y sont particulièrement susceptibles. La perte progressive de densité osseuse accroît le risque de fracture chez les personnes souffrant de cette affection.

Une grande importance est accordée aux conclusions prometteuses de cette étude, puisque pour le moment il n’existe pas de traitement efficace ni de manière de guérir l’ostéoporose. L’étude démontre que le médicament romosozumab régénère la densité osseuse, qui peut être maintenue par la suite grâce à des inhibiteurs de résorption osseuse, qui ralentissent ou bloquent le processus par lequel l’os est résorbé.

Le Dr Karaplis considère que les résultats de cette étude constituent une « percée importante » dans le traitement de l’ostéoporose.

Pendant plus de deux ans, 4 093 femmes atteintes d’ostéoporose et ayant des fractures de fragilisation ont été réparties en deux groupes. Pendant un an, le premier groupe a reçu du romosozumab, qui régénère rapidement la densité osseuse en augmentant la formation d’os et en réduisant leur résorption. Le traitement de ces patientes a été poursuivi avec de l’alendronate, qui est un agent anti-résorption utilisé communément comme traitement de première intention contre l’ostéoporose, puisqu’il permet de maintenir le niveau de densité osseuse. Le deuxième groupe a seulement reçu de l’alendronate.

Les femmes qui ont prenaient du romosozumab et de l’alendronate présentaient 48 pour cent moins de risque de nouvelles fractures des vertèbres comparativement à celles qui prenaient seulement de l’alendronate. De plus, le risque de fractures non vertébrales était 19 pour cent plus faible parmi les femmes du premier groupe, et ces dernières présentaient un risque de fracture de la hanche 38 pour cent moins élevé par rapport aux femmes du deuxième groupe.

Le Dr Karaplis considère que les résultats de cette étude constituent une « percée importante » dans le traitement de l’ostéoporose, qui aura une incidence sur la manière dont il soigne ses patientes.

Un problème de santé a toutefois été cerné pendant cette étude. En effet, au cours de la première année, des accidents cardiovasculaires graves ont été signalés plus souvent au sein du groupe de patientes prenant du romosozumab et de l’alendronate dans une proportion de 50 des 2 040 patientes (soit 2,5 pour cent), comparativement à 38 des 2 014 patientes (soit 1,9 pour cent) du groupe prenant seulement de l’alendronate.

« Il s’agit d’un pourcentage relativement restreint, néanmoins ce taux d’incidence doit être clarifié », dit le Dr Karaplis. « Pour le moment nous devons examiner de plus près la cause de ce déséquilibre du nombre d’accidents cardiovasculaire et être prudents dans le choix des patientes traités avec du romosozumab ».

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