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Préserver l’unicité de l’identité de l’HGJ

Le Conseil des gouverneurs est essentiel à la protection de l’héritage de l’HGJ

Depuis le printemps 2015, le CIUSSS du Centre‑Ouest-de-l’Île-de-Montréal, qui s’efforce d’améliorer la qualité des soins au sein d’un réseau d’établissements qui inclut l’Hôpital général juif, se taille la part du lion dans les manchettes.

Toutefois, certains usagers du réseau des soins de santé pourraient être moins familiers avec les efforts simultanés, moins notoires, mais tout aussi soutenus et ciblés, déployés pour protéger et pour préserver l’unicité du caractère, de l’héritage et des valeurs de l’HGJ, ainsi que les normes élevées d’excellence en matière de médecine de cet Hôpital.

Le Conseil des gouverneurs est le fer de lance de ces activités, qui vise à s’assurer que l’identité, vieille de plusieurs décennies, de l’HGJ reste distinctive et solide, même si l’Hôpital joue un rôle central au sein du CIUSSS.

« Il n’y a pas de pénurie de personnes passionnées et engagées ici pour appuyer nos efforts », déclare Howard Dermer, président du Conseil des gouverneurs. « Nous sommes en droit de tout mettre en œuvre pour que ce trésor de notre communauté soit maintenu de manière à continuer à combler les attentes de la communauté, et nous entendons exercer ce droit », ajoute-t-il.

Quand il parle de droit, M. Dermer fait référence à la loi provinciale sur laquelle est fondée la création du système des CIUSSS qui comprend des dispositions pour protéger le caractère distinctif d’établissements comme l’HGJ, dont la vocation particulière et les traditions linguistiques ont été évidentes tout au long de leur histoire.

M. Dermer, dont le mandate a commencé en septembre 2016, explique que le Conseil des gouverneurs participe étroitement au recrutement de médecins et de dirigeants exceptionnels, en planifiant l’expansion de l’Hôpital, en protégeant l’accès du public à des soins de santé dispensés en anglais, en maintenant des liens avec la communauté et en assurant la liaison avec le Fondation de l’HGJ.

« Nous sommes en droit de tout mettre en œuvre pour que ce trésor de notre communauté soit maintenu de manière à continuer à combler les attentes de la communauté, et nous entendons exercer ce droit. »
Il est particulièrement intéressant de souligner, ajoute M. Demer, que nous devons obtenir l’approbation d’au moins les deux tiers des membres du Conseil pour toute vente de biens immobiliers de l’Hôpital, pour toute demande de modification de la désignation bilingue de l’HGJ et pour toute autre décision de nature culturelle ou linguistique relative à l’accès aux services.

En outre, le président du Conseil de gouverneurs bénéficie également de l’apport de deux comités clés, portant des noms semblables. Le Comité consultatif du président, dont les membres comprennent plusieurs anciens présidents de l’HGJ, délibèrent sur une vaste gamme de questions. Les discussions peuvent devenir fort animées, dit-il, mais « nous finissons toujours par arriver à un consensus clair, et chaque personne est engagée envers l’atteinte d’un objectif commun, soit l’avancement et la promotion de l’HGJ ».

Le deuxième groupe d’importance est le Comité consultatif, par le biais duquel les membres du Conseil des gouverneurs de l’HGJ présentent des recommandations au CIUSSS, avisent le CIUSSS des besoins de l’Hôpital et dialoguent avec la haute direction du CIUSSS.

La collaboration étroite qui règne entre M. Demer et le Dr Lawrence Rosenberg, président-directeur du CIUSSS, notamment lors de leurs rencontres hebdomadaires, est également d’une importance cruciale. « Même s’il n’était pas le président de notre CIUSSS, l’engagement du Dr Rosenberg envers cet Hôpital ne saurait être plus profond. »

« Lors de nos réunions avec lui et avec les autre membres du Comité consultatif duprésident, nous ne parlons pas du CIUSSS; nous parlons de l’Hôpital général juif. Il s’adresse à nous à titre de dirigeant de l’Hôpital général juif, et aborde des sujets qui concernent seulement cet Hôpital. »

Vers le milieu des années 2000, M. Demer menait encore une brillante carrière juridique chez Lapointe Rosenstein Marchand Melançon L.L.P., quand il a voulu œuvrer au-delà de la sphère de ses activités professionnelles. Pour combler cette aspiration, il a commencé à consacrer beaucoup de temps à l’HGJ et à mettre ses nombreuses compétences au service de cette institution.

M. Dermer a acquis ses compétences et sa vaste expérience à titre d’avocat plaidant dans le domaine de l’immobilier auprès d’une firme prédécesseur à Lapointe Rosenstein, en 1970, puis auprès de Lapointe Rosenstein, en 1975, et comme associé directeur dès 1996. M. Dermer a pris sa retraite de la pratique active en 2010, mais il siège encore au conseil de cette firme, et continue d’y travailler presque tous les jours.

Au cours des dix dernières années, l’engagement de M. Demer envers l’HGJ n’a fait qu’augmenter. Initialement, il voulait suivre l’exemple de Brahm Gelfand, l’un de ses collègues chez Lapointe Rosenstein depuis 1975, qui a été président du Conseil d’administration de l’HGJ de 1993 à 1995, et qui continue à jouer un rôle consultatif actif auprès de l’Hôpital.

« Je tiens à ce que cet Hôpital garde sa place importante, et la seule manière de m’en assurer est de m’engager à relever ses défis. »
Par la suite, M. Dermer a pris contact avec Myer Bick, le président-directeur de la Fondation de l’HGJ, avec qui il avait fait ses études en droit. Celui-ci l’a invité à participer à différents comités de la Fondation, y compris à présider les trois premiers Cyclo-défi Enbridge contre le cancer, en 2009, 2010 et 2011, un événement de cyclisme courronné de succès visant à recueillir des fonds.

En 2011, l’apport considérable M. Dermer à la Fondation a été reconnu par le prestigieux Prix de service exceptionnel. Il a ensuite siégé comme président du Conseil d’administration de la Fondation, de 2013 à 2016, avant de succéder à Allen F. Rubin comme président du Conseil des gouverneurs, un homme « qu’il sera difficile d’émuler », selon M. Dermer.

« Il était profondément engagé, faisait preuve d’une grande concentration et il était toujours très au courant des activités en cours. J’ai beaucoup compté sur lui pour obtenir de l’information et des conseils, et Allen a toujours été très généreux de son temps. Il s’est avéré un excellent mentor. »

Malgré ses nombreuses responsabilités au sein du Conseil des gouverneurs, M. Dermer est tellement attaché à l’HGJ qu’il continue de siéger à différents comités de la Fondation, y compris à ceux traitant de planification stratégique et des ressources humaines.

« Je suis étonné d’être encore aussi actif au sein de la Fondation », dit-il. « Mais, en réalité, je ne m’en lasse pas. Je tiens à ce que cet Hôpital garde sa place importante, et la seule manière de m’en assurer est de m’engager à relever ses défis. Tant que l’HGJ aura des dirigeants solides, nous continuerons d’être l’un des principaux éléments du réseau de soins de santé, à Montréal et au Québec. »

« C’est aussi la raison pour laquelle je suis tellement passionné au sujet du Conseil des gouverneurs et de tout ce que nous avons accompli. Nous n’attendons pas que les choses se fassent d’elles-mêmes, nous préparons déjà le plan B et le plan C, parce que nous entendons être prêts pour ce que l’avenir nous réserve. »

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