Janvier 2018L’espoir, c’est la vie

Transformer des murs vides et impersonnels en source de beauté et de joie

Mel Boyaner avec son œuvre, Expanding Form (1966), au Centre de bien-être pour le cancer de l’Espoir, c’est la vie.

Mel Boyaner avec son œuvre, Expanding Form (1966), au Centre de bien-être pour le cancer de l’Espoir, c’est la vie.

Presque chaque mètre carré d’espace au sol du Centre de bien-être pour le cancer de l’Espoir, c’est la vie est consacré à une forme ou à une autre de thérapie, et maintenant il en est de même pour les murs!

En effet, 60 œuvres d’art fournies par la Fondation de l’art pour la guérison, un organisme sans but lucrative égaient les murs de couleurs brillantes et éclatantes et jouent un rôle précieux pour remonter le moral des usagers du Centre qui luttent contre le cancer ou qui s’efforcent de se rétablir après avoir reçu des traitements pour cette maladie.

Les œuvres, créées par des artistes québécois notoires, ont été officiellement dévoilées cet automne afin de coïncider avec le 10e anniversaire du Centre. Le projet est dédié à la mémoire de Miriam Pinchuk, décédée en août 2016, une généreuse donatrice fidèle au Centre l’Espoir, c’est la vie.

« Grâce à ces tableaux, la mémoire de ma mère reste vivante sur les murs de cette maison », déclare Earl Pinchuk, cofondateur de la Fondation de l’art pour la guérison avec Gary Blair. Ce dernier ajoute : « Le Centre de bien-être est un endroit tellement beau, où les œuvres d’art peuvent prendre vie, respirer et être appréciées par tellement de personnes atteintes de cancer ».

Parmi les artistes dont les oeuvres sont exposées, citons Rita Briansky, Mel Boyaner, Nycol Beaulieu, Burt Covit, Jackie Cytrynbaum, Marilyn Gelfand, Michel Piquette, Bernard Rajotte et Sue Rusk (qui enseigne bénévolement le yoga au Centre), qui étaient tous présents au vernissage en septembre.

Marcelle Kecman, la directrice du Centre, se souvient que « quand le Centre de bien-être a ouvert ses portes, il y a dix ans, nous avons reçu de magnifiques œuvres d’art généreusement données par des artistes montréalais et le conseil de direction de l’ancien Club Gilda. Nous avons été choyés dès nos débuts! ».

L’HGJ a également bénéficié de la générosité de la Fondation de l’art pour la guérison. En effet, des tableaux sont exposés dans la galerie Morry Marcovitch au sein de la Division de médecine nucléaire. Dans d’autres établissement du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, des œuvres d’art fournies par Fondation sont exposées, notamment au Centre gériatrique Maimonides Donald Berman, dans la galerie Joseph Prezament, dans la galerie Mamie Colton et dans la galerie de lettres hébraïques Norman et Pearl Leibovitch.

Nycol Beaulieu avec l’un des tableaux dont elle a fait don au Centre de bien-être pour le cancer de l’Espoir, c’est la vie.

Nycol Beaulieu avec l’un des tableaux dont elle a fait don au Centre de bien-être pour le cancer de l’Espoir, c’est la vie.

Monsieur Pinchuk et Monsieur Blair sont des collectionneurs passionnés d’œuvre d’art qui croient profondément que l’art peut avoir une incidence positive sur la thérapie. Ils ont réalisé leurs idéaux par le biais de la Fondation de l’art pour la guérison, qu’ils ont fondée en 2002 afin de transformer les murs tristes et vides, qui sont monnaie courante dans les hôpitaux et les autres établissements de soins de santé, en sources de beauté et d’inspiration.

La Fondation a été créée à la suite d’une combinaison d’expériences personnelles et de chance, et grâce à une bonne dose de persévérance. En 2001, Monsieur Pinchuk a pris une année sabbatique de ses fonctions au sein de l’entreprise familiale pour suivre sa passion et explorer la possibilité d’ouvrir une galerie d’art. À la même époque, il rendait visite, en compagnie de Monsieur Blair, à un ami, artiste visuel, gravement malade à l’Hôpital Royal Victoria.

Attristés par le décès de leur ami, les deux hommes ont été encore plus touchés en réalisant que ce dernier avait passé ses derniers jours, immobilisé dans son lit à regarder les murs vides de sa chambre d’hôpital.

« C’est ce qui a été le moment “ Eureka ” pour moi », explique monsieur Pinchuk. « J’ai compris que Montréal n’avait pas besoin d’une autre galerie d’art, mais plutôt d’une fondation qui amènerait l’art au sein des établissements de soins de santé ».

Peu après, il a profité de la grande fête donnée pour marquer son 40e anniversaire pour parler à ses invités du projet qu’il avait élaboré avec Monsieur Blair, et lancé par la suite avec les 8 000 $ recueillis lors de cet événement. La tâche la plus importante a été de mettre au point la logistique compliquée qui permettrait de créer une fondation financièrement viable et durable.

Leur première commande, exposer trois dessins dans l’Unité d’hématologie nouvellement rénovée de l’Hôpital de Montréal pour enfants, a remporté un vif succès. Grâce au bouche-à-oreille dans le milieu des artistes et à la couverture médiatique favorable, leur organisation a crû rapidement.

De plus, comme le souligne fièrement Monsieur Pinchuk, depuis ses débuts, la Fondation de l’art pour la guérison a exposé plus de 10 500 œuvres dans 76 établissements au Québec, en Ontario, à Terre-Neuve et au Labrador, au Manitoba, en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et à Paris, en France.

Fondamentalement, les partenaires disent qu’ils sont motivés par leur certitude que chaque personne mérite d’être inspirée par son environnement. « C’est tellement gratifiant de partager notre passion pour l’art et d’apporter de la beauté et de la joie dans la vie des gens au moment où ils en ont le plus besoin », ajoute Monsieur Pinchuk.

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