Octobre 2017Première personne du singulier

Travailler avec les bénévoles pour donner de l’espoir, réconforter et soutenir

Parfois, les tâches qui exigent que nous donnions le meilleur de nous-mêmes sont celles que nous n’aurions jamais pensé accomplir. C’est ce que je ressens aujourd’hui à titre de directrice des services de Bénévolat et des services Pastoraux, une fonction dans le cadre de laquelle j’ai le privilège de voir des gens donner volontairement et généreusement d’eux-mêmes pour réconfort les patients et les autres usagers du système des soins de santé et leur offrir de l’espoir. Un peu de chance, d’heureux hasards et une volonté profonde de soutenir notre communauté m’ont amenée à ce poste.

J’ai grandi dans l’atmosphère dynamique des années 60, quand le repas familial était un forum de discussion des nouvelles du jour. J’y ai appris l’art du débat, l’importance de la communauté et l’obligation de rendre à la collectivité. Mes parents ont prêché d’exemple en œuvrant bénévolement auprès de plusieurs organismes, et mon grand-père, Jack Bogante, le président fondateur de l’Hôpital Jewish Hospital of Hope, a instillé en moi le sens communautaire et la joie de donner. Ainsi, tout naturellement, après avoir été membre de l’équipe de débats du Davis Y, de 12 à 14 ans, je me suis porté volontaire pour gérer ce programme.

Après mes études secondaires, et tout en continuant à faire du bénévolat auprès de la Fédération CJA, je suis allée au Collège Vanier, puis à l’université Concordia où j’étais inscrite au programme de majeure en sciences politiques. Ensuite, pour satisfaire ma passion envers Israël, je suis allée vivre dans ce pays, de 1982 à 1986. D’abord au kibboutz Degania Bet, pendant trois ans, où j’ai côtoyé des gens de plusieurs pays venus se porter volontaires en Israël. Ensuite, à Tel-Aviv pour travailler dans l’industrie du tourisme, et où mes collègues, certains à qui j’ai donné cours d’anglais, m’ont accueilli avec bienveillance. Ils m’ont invité chez eux à plusieurs reprises, et j’avais l’impression de véritablement vivre la vie d’une Israélienne et de faire partie de la communauté.

À mon retour à Montréal, j’ai occupé différents postes auprès du Congrès juif canadien, la plupart concernant les liens entre Israël et Montréal. Quelques années plus tard, un nouveau chapitre de ma vie, comme mère célibataire de deux enfants, âgés respectivement de dix ans et de cinq ans, m’a obligé à chercher un emploi permanent. Éventuellement, une offre d’emploi m’a amené à l’Hôpital général juif, en 2001.

« Je crois que travailler avec des bénévoles constitue un immense privilège, parce qu’il s’agit de la ressource la plus précieuse de notre CIUSSS. »

Mon premier poste était au sein du Service des services techniques, où j’ai eu la chance exceptionnelle de voir l’engagement communautaire dans le cadre du système de santé. L’engagement et le dévouement remarquable de la véritable « armée » de bénévoles étaient également une source d’inspiration quotidiennement. De temps à autre, je passais au Service du bénévolat simplement pour bavarder.

Stimulée par cette inspiration, j’ai accepté de présider la campagne Centraide de l’HGJ en 2003 et de continuer à le faire jusqu’en 2010. À ce titre, j’ai parlé de Centraide à une foule de membres du personnel de l’Hôpital, des médecins aux infirmières en passant par les PAB, le personnel de l’entretien ménager, les techniciens et les autres professionnels de la santé. Plus je les rencontrais, plus j’étais intéressé par notre établissement, par le rôle qu’il avait joué depuis des dizaines d’années et qu’il continuait de jouer aujourd’hui.

L’un des aspects les plus enrichissants de l’HGJ est la possibilité offerte aux employés de poursuivre leurs études. Et, en 2008, à l’âge de 50 ans j’ai entrepris une maîtrise en gestion organisationnelle des soins de santé, à l’université Laval. Ces études ont été sans conteste une expérience extraordinaire, une chance d’apprendre d’autres professionnels de la santé et de collaborer avec eux, tout en découvrant des talents que je ne soupçonnais pas que je possédais.

Par un heureux hasard, j’ai obtenu mon diplôme en mars 2015, au moment où le directeur des services de bénévolat de l’HGJ était sur le point de prendre sa retraite. Après avoir occupé ces fonctions à titre intérimaire, j’ai été nommé à mon poste actuel au sein de la Division de Qualité du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, en mai 2016.

Je crois que travailler avec des bénévoles constitue un immense privilège, parce qu’il s’agit de la ressource la plus précieuse de notre CIUSSS. Je suis particulièrement impressionnée par leur détermination de changer les choses dans la vie des patients, des résidents, des clients et des membres du personnel. En définitive, c’est de cette même passion dont j’ai été témoin il y a plusieurs années, quand j’ai commencé à travailler ici, comme le sourire d’une jeune bénévole qui vient de passer une heure à parler à un patient. Il me fait chaud au cœur de voir combien ces deux personnes sont touchées par ces quelques moments.

Aujourd’hui, je sais instinctivement que je suis exactement où je dois être parce que mon travail me donne quotidiennement l’occasion d’aider une personne qui en a besoin. Il est profondément gratifiant de rencontrer des gens du monde entier qui viennent à notre Hôpital dans le seul but d’aider les autres. Il n’y a rien de mieux!

Joanne Laing

 

 

 

 

 

Joanne Laing
Directrice des services de bénévolat et des services pastoraux

 

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