Articles vedettesNovembre 2017

Un groupe d’étude recommande l’élimination des bilans de santé annuels

Dr Brett Thombs

Dr Brett Thombs

Un groupe d’étude canadien, dirigé par un chercheur principal de l’Institut Lady Davis (ILD) à l’HGJ recommande vivement l’élimination des bilans de santé annuels qui procurent peu d’avantages.

Comme solution de remplacement aux visites annuelles, le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs recommande que les patients reçoivent des directives sula pratique régulière d’activités préventives pour la santé convenant à leur âge.

Dans un article publié en novembre dans le journal Canadian Family Physician, les membres du groupe d’étude ont déclaré qu’ils étaient préoccupés par les possibilités de surdiagnostic découlant des bilans de santé annuels. Cette pratique peut révéler des affections d’une importance clinique incertaine, ce qui suscite de l’anxiété chez les patients et pourrait même donner lieu à des interventions médicales inutiles

« Il est allégué depuis longtemps que des rencontres, sans raison particulière, avec un médecin entraînent de meilleurs résultats en matière de santé, mais cet argument est tout simplement sans fondement », déclare le Dr Brett Thombs, président du groupe d’étude et professeur à la Faculté de médecine de l’université McGill.

Toutefois, le Dr Thombs souligne qu’il est essentiel de consulter un médecin généraliste pour soigner une maladie, gérer une affection chronique ou obtenir de l’information sur les activités préventives en matière de santé convenant à l’âge du patient.

Il ajoute qu’il est également bénéfique de consulter régulièrement un médecin généraliste pour des activités particulières de prévention. Par exemple, à 50 ans, les femmes devraient consulter leur médecin pour discuter des avantages et des désavantages possibles des mammographies de dépistage du cancer du sein. Il en est de même pour les hommes de plus de 65 ans, qui devraient discuter avec leur médecin du dépistage de problèmes comme les anévrismes de l’aorte abdominale.

L’élimination des bilans de santé annuels a d’abord été recommandée en 1978 par le groupe d’étude canadien sur l’examen médical périodique. Le groupe prônait plutôt une démarche fondée sur l’âge, qui permettrait le dépistage et la gestion précoce de maladies potentiellement évitables.

« Nous savons depuis longtemps qu’un bilan de santé annuel présente peu d’avantages pour les personnes en bonne santé et qu’ils pourraient même être nuisibles », dit le Dr Richard Birtwhistle, premier auteur de l’article, et professeur de médecine familiale et de sciences de santé publique à l’université Queen’s.

« Nous voulons réorienter la discussion pour mettre l’accent sur la prestation de services préventifs par le biais de visites ponctuelles de soins préventifs et sur ce que nous savons être bénéfiques à la santé. »

Previous article

Une chercheuse à l’ILD reçoit une médaille commémorative du 150e Sénat du Canada

Next article

Trois médecins de l’HGJ retrouvent d’anciens collègues boursiers en Israël

No Comment

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *