Mars 2018Nouvelles

Un regard sur la déficience visuelle

Pour mieux comprendre ce que c’est que d’être complètement aveugle Marie-Josée Lavoie, traductrice agréée à l’HGJ, porte un masque et marche dans l’Hôpital en utilisant une canne qui lui permet de détecter les obstacles. Elle est guidée par Stéphan Larouche, spécialiste en Orientation et Mobilité au Centre de réadaptation MAB-Mackay.

Pour mieux comprendre ce que c’est que d’être complètement aveugle Marie-Josée Lavoie, traductrice agréée à l’HGJ, porte un masque et marche dans l’Hôpital en utilisant une canne qui lui permet de détecter les obstacles. Elle est guidée par Stéphan Larouche, spécialiste en Orientation et Mobilité au Centre de réadaptation MAB-Mackay.

Pour comprendre réellement les personnes ayant une déficience visuelle, une personne voyante doit parfois pénétrer brièvement dans un monde où leur champ de vision est restreint. C’était précisément le but de l’événement spécial qui a eu lieu à l’Hôpital général juif lors duquel les plus curieux masquaient leurs yeux et marchaient pendant quelques minutes en utilisant une canne permettant de détecter les obstacles.

En effet, le 6 février, les patients et les membres du personnel qui se trouvaient dans le hall d’entrée principale de l’Hôpital ont pu découvrir comment les personnes ayant une déficience visuelle se déplacent, dans le cadre d’une série d’événements marquants la Semaine de la canne blanche. Les participants, qui avaient les yeux bandés, faisaient quelques pas prudents à l’aide d’une canne permettant de détecter les obstacles, ou d’un chien guide de Fidelco.

Certains ont également mis des lunettes reproduisant une vision étroite, l’absence de vision périphérique et d’autres types de déficiences visuelles. Des spécialistes en Orientation et Mobilité accompagnaient les participants pendant un circuit d’environ cinq minutes qui les amenait dans le hall d’entrée principal et le couloir vers le pavillon K.

Pendant une démonstration à l’HGJ, Christine Théorêt, l’une des clientes du Centre de réadaptation MAB, dactylographie un nom en braille. Cette machine à écrire très particulière permet de produire des caractères braille en relief que les personnes ayant une déficience visuelle lisent en les effleurant du bout des doigts.

Pendant une démonstration à l’HGJ, Christine Théorêt, l’une des clientes du Centre de réadaptation MAB, dactylographie un nom en braille. Cette machine à écrire très particulière permet de produire des caractères braille en relief que les personnes ayant une déficience visuelle lisent en les effleurant du bout des doigts.

Lancée au Canada en 1946, la Semaine de la canne blanche est un événement annuel qui a lieu la première semaine de février. Cette année, un jeu de bingo en Braille et deux séances de yoga les yeux bandés ont également été organisés dans d’autres établissements du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

« Notre objectif est d’accroître la sensibilisation sur les conséquences de la cécité et de la déficience visuelle, et d’expliquer les défis auxquels ces personnes sont confrontées », a déclaré Suzanne Cloutier, directrice adjointe de la Réadaptation du CIUSSS.

« Toutefois, nous voulons aussi mettre l’accent sur les choses remarquables qu’elles accomplissent en vivant avec une déficience visuelle. Plus la société est sensible aux personnes ayant une déficience visuelle, plus nous pourrons les intégrer dans nos vies. »

Au Québec, approximativement 300 000 personnes sont touchées par une forme ou une autre de déficience visuelle, précise Madame Cloutier.

Stéphan Larouche, spécialiste en Orientation et Mobilité au Centre de réadaptation MAB-Mackay, présente des lunettes permettant de simuler une perte de vision, lors d’un événement qui a eu lieu dans le hall d’entrée principal de l’HGJ dans le cadre de la Semaine de la canne blanche.

Stéphan Larouche, spécialiste en Orientation et Mobilité au Centre de réadaptation MAB-Mackay, présente des lunettes permettant de simuler une perte de vision, lors d’un événement qui a eu lieu dans le hall d’entrée principal de l’HGJ dans le cadre de la Semaine de la canne blanche.

Lors de l’événement, les tables comportaient différents documents, certains visant à renseigner le public sur la manière d’aider une personne ayant une déficience visuelle, tandis que d’autres expliquaient les services disponibles. À l’une des tables, les visiteurs pouvaient faire écrire leur nom en Braille ou jouer une partie de Scrabble en Braille.

« Pour moi, la Semaine de la canne blanche illustre comment vit une personne ayant une déficience visuelle », explique Dany Rizk, l’un des clients du Centre de réadaptation MAB-Mackay, qui était présent avec son chien guide, Mickey. « Cette semaine souligne également leurs capacités, plutôt que leur déficience ».

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